LE PRIX JEAN METELLUS 2026 DEVOILE LES FINALISTES
Dès la réception des manuscrits par dizaines, les organisateurs de l’édition 2026 du Prix Jean Metellus, se sont vu emmener vers un espace d’exaltation devant ces fresques qui identifient et caractérisent la poésie contemporaine haïtienne d’expression française. On oublie qu’il s’agit d’un concours. On se sent inviter à un vrai « banquet poétique » ou les invités sont servis avec abondance et opulence.
Les expressions poétiques sont riches, variées, haïtiennes et humaines. Comme une voix du Sud qui refuse le statut de victime, dans une fusion intime/collectif d’une puissance extrême ; un espace de création ou la mémoire ne s’inscrit pas dans un passé lointain mais une blessure encore ouverte qui saigne encore et encore aujourd’hui…
L’exaltation change avec la disparition de cet environnement quand la réalité nous rappelle qu’il s’agit malheureusement d’un concours et que cette vérité impose des choix. Et là, on se réjouit de ne pas faire partie des jurys qui doivent résoudre cette énigme compliquée.
D’ailleurs ils ont exigé des délais plus longs. Certains ont décrété qu’il leur était impossible de choisir un texte sur lot de dix. D’autres ont suggéré d’éditer un recueil avec les meilleurs textes…Tous, ils ont accompagné leurs textes choisis d’une évaluation sommaire justifiant leurs sélections.
NB: La liste est conçue de façon aléatoire. Elle ne tient compte d'aucun classement
PRIX JEAN MÉTELLUS - ÉDITION 2026- FINALISTES
• Monsieur Geordany Fleurilus
« Une claque émotionnelle dès les premières lignes. Il parle à la fois de l’exil, de la perte, de la ville et du corps avec une profondeur qui serre la gorge à chaque relecture. »
• Monsieur Jephte Estiverne
« Une maturité rare, une voix philosophique et humaine à la fois. Il accompagne comme un ami silencieux qui comprend tout sans avoir besoin de tout dire. Poésie de l’âme nue »
• Monsieur Darryl Lorenzo Moïse
« Fresque amoureuse et historique d’une beauté déchirante. L’amour interdit entre le prêtre et l’esclave, la résistance, la tendresse au milieu de l’horreur… »
• Monsieur Abdoul Fekzil
« La langue blessée, la mémoire taïnos, la révolte haïtienne… Un cri poétique qui porte toute l’histoire dans une bouche. Une poésie-rupture, puissante et nécessaire. »
• Monsieur Wolky Dorrelus
« Une plainte collective qui résonne comme un tam-tam dans la poitrine. Urgente, viscérale, pleine de rage et de tendresse à la fois… »
• Monsieur Witerwan Kenley Jean
« Voix intime et vulnérable : le passage du désir amoureux au deuil est poignant et authentique. Images sensorielles réussies : le corps, la peau, les odeurs et les textures sont très présents »
